Je ne sais pas pourquoi ça me chicote autant ces temps-ci. Je n'arrête pas d'y penser, on dirait.
Faire une nuit blanche me manque.
Je ne parle pas des fausses nuits blanches. Comme celles provoquées par de l'insomnie ou un rhume. Ce sont des nuits blanches involontaires. On ne les savoure pas. On voudrait qu'elles se terminent.
Aussi, je ne parle pas de la nuit blanche à essayer d'entasser toute l'info d'un examen du lendemain.
Non, je parle de la nuit blanche en bonne et due forme, spontanée ou provoquée. Quand on en a envie.
Je n'ai jamais pu vraiment l'expliquer, mais étant une créature nocturne, je suis plus «vivant» la nuit. J'ai les sens décuplés et je suis plus alerte. Je suis plus créatif. Et comme j'ai un système de récupération peut-être hors du commun, je peux facilement me remettre d'une nuit passée debout.
Quand j'étais au Cégep, je me souviens des nuits passées en résidence à déconner jusqu'au lendemain matin. Rien de spécial en soi, juste des voisins de chambre qui rigolent avec des verres de boissons non permises dans le règlement de la résidence en parlant de tout et rien.
Le sentiment de défaire et rebâtir le monde. C'est un des sentiments apportés par la nuit blanche.
On reste avec un solide sentiment d'accomplissement, même pour des choses considérées ordinaires.
La nuit blanche est de loin meilleure lorsque partagée. Elle peut se pratiquer en solitaire, mais le plein potentiel et toute l'énergie de la nuit blanche arrive lorsque faite avec une ou plusieurs personnes.
Les nuits complètes à se taper des films ou des séries télé.
Écouter de la musique dans le noir sans dire un mot, et penser qu'on établit une connection parfaite avec l'artiste. On comprend tout ce qu'il veut nous dire.
Aller marcher dehors dans le silence le plus complet de la nuit. Bonus s'il y a une pleine lune.
Se promener en auto, avec de la musique en arrière-plan, et explorer des endroits jusqu'alors ignorés.
Bien sûr, je ne peux pas négliger tout ce qui accompagne la première nuit blanche avec une nouvelle blonde (ou chum, selon le cas). Il y a, en plus de toute l'énergie, une excitation qui accompagne cette nuit-là. On ne voudrait jamais qu'elle se termine, on veut en boire chaque seconde.
Tant de choses à essayer. On dirait qu'on va manquer de temps, en ignorant totalement le fait que l'expérience va être répétée à plusieurs reprises par la suite. On s'en fout, on ne veut pas le savoir.
Il y a une complicité qui se créée dans une nuit blanche. Une fois partagée et vécue, c'est quelque chose qui reste avec nous. On peut oublier des grands morceaux de notre vie, des moments vécus mais sans importance. Le travail, les études, les épreuves, les banalités, la vaisselle.
La nuit blanche, elle, persiste. Elle se grave dans notre mémoire.
(Non, je ne suis pas en train de virer ésotérique ici).
D'où le fait que ça me manque.
C'est aussi peut-être juste moi qui pense comme ça.
Un des problèmes d'être trop passionné, je crois.
Ouain, il y a de grandes chances que ce soit ça.
Nevermind.
mardi 13 décembre 2011
lundi 5 décembre 2011
On a tous besoin d'un Charlie Brown Christmas
Je marchais ce midi sur la Rue Saint-Joseph, et en passant devant le Benjo, j'ai entendu la chanson de Christmantime de Vince Guaraldi, tiré de A Charlie Brown Christmas. Je ne sais pas comment l'expliquer, mais mon lundi, mon travail, mes préoccupations sont disparus et j'avais 5 ans.J'ai eu un sentiment de chaleur, comme si mon coeur grossissait de trois tailles.
(Oui, je cite une autre source ici, mais c'est pour illustrer quelque chose)
On ne se rend pas toujours compte de l'influence d'une toute petite chose dans notre vie.
Parce que je suis bien malgré moi devenu un grincheux de Noël.
J'en ai déjà glissé un mot ici, je déteste profondément la folie Noël qui débute le 1er novembre, au lendemain de l'Halloween. Certains commerces commencent même avant depuis quelques années.
Ce qui nous plonge dans 2 mois complets de décorations, musique et publicités, qu'on souhaite l'ignorer ou non.
À un tel point que j'en suis venu à ne plus avoir envie de Noël.
À en avoir une écœurite aiguë.
Ne pensez pas que je vais vous faire une morale à propos du vrai sens de Noël,
comme Linus dans le dessin animé mentionné ci-haut.
Noël est devenu synonyme de problèmes et de pesanteur pour moi.
Je redoute d'avoir à aller dans les magasins et les épiceries à partir du mois de décembre.
Je crains le stress des gens sur les routes et dans les endroits publics.
J'ai peur de ne pas pouvoir faire tout ce que je veux parce que je n'ai pas pensé de réserver 30 jours d'avance.
La vue des lumières sur les balcons des appartements apparues début novembre me traumatise.
Oui, j'ai bien peur qu'à chaque année, je suis blasé de Noël bien avant le 25 décembre.
Je veux que ça finisse au plus vite.
Est-ce qu'on a vraiment besoin de toute cette avance? Est-ce que l'être humain moyen est tellement distrait qu'il a oublié que Noël revient à pareille date chaque année? Est-ce que les commerces ont besoin des achats des fêtes pour survivre à ce point-là?
Quand j'étais plus jeune (et ça ne fait pas si longtemps que ça), j'avais hâte aux fêtes.
J'avais hâte de décorer la maison avec mes parents. D'aller chercher le sapin tout frais coupé avec mon père. De savoir que le congé des fêtes allait arriver dans une semaine ou deux. De voir la préparation du réveillon quelques jours avant le 24. Ça sentait Noël à plein nez.
La période était de courte durée. Pas le temps de s'en fatiguer.
Aujourd'hui, j'ai tendance à voir ça comme une épreuve à surmonter. Entendre Marie-Michèle Desrosiers chanter Noël et voir la file de parents qui veulent que leur enfant se fasse prendre en photo sur les genoux du Père Noël un 3 novembre, c'est assez pour rendre notre coeur dur. C'est assez pour faire que quand (enfin) le 25 décembre arrive enfin, on a davantage un sentiment de soulagement que de joie.
Mais, ce midi, à entendre Christmastime, j'ai pour un instant tout oublié mes réticences.
J'avais 5 ans, et j'avais hâte à Noël. J'avais hâte d'aller voir mes parents, manger trop de bouffe délicieuse et d'aller jouer dans la neige. J'avais hâte d'éteindre toutes les lumières dans la maison et seulement laisser celles du sapin éclairer la pièce. J'ai hâte d'ouvrir Télé-Québec pour écouter Ciné-Cadeau.
Et j'avais hâte d'écouter A Charlie Brown Christmas.
mercredi 9 novembre 2011
Les manchettes pour les 2 prochains mois
Je vous connais, vous êtes avides d'actualités, mais vous aimez avoir des temps libres pour les loisirs et les activités. Donc, en personne généreuse que je suis, je vous propose de vaquer à vos occupations l'esprit tranquille. Je vous donne en avance les manchettes pour les deux prochains mois. Vous me remercierez plus tard.
Manchettes provinciales:
• Pauline Marois se fait montrer la porte par ses membres de partis, ceux du parti jeunesse, quelques personnes dans un restaurant et son propre chien. Elle s'entête quand même à rester
• Jean Charest offusque quelques groupes de plus avec ses commissions d'enquêtes mais ironiquement réussis à faire ce qu'aucun premier ministre n'avait fait avant lui : unir le Québec. Ok, unis par le fait que tout le monde le déteste. Mais c'est quand même un accomplissement.
• Le maire Régis Labeaume place sur la table de nouveaux projets pour la ville de Québec qui font réagir beaucoup de détracteurs. Les projets s'avèrent fonctionner ce qui fait réagir une autre portion de détracteurs.
• La ville de Montréal affiche des photos du maire sur des pintes de lait, n'ayant pas eu de nouvelles de lui depuis bientôt 6 ans.
Manchettes internationales :
• Un groupe de religieux extrêmistes font sauter quelque chose quelque part en réaction à quelque chose de banal.
• Un pays sous l'emprise d'une dictature, mais qui perd son dictateur pour cause d'élections, de décès ou de problèmes automobiles, décide de profiter de ce vent de changement pour se placer dans une pire situation que la précédente.
• Tous les manifestants du 1% se rendent vite compte de quelque chose d'évident: La conviction de sa cause est inversement proportionnelle à la température extérieure. On est pas mal moins convaincu/convaincant à -20.
Arts et spectacles:
• Un artiste qui n'a rien sorti de nouveau en 15 ans part en tournée, parce que ça lui manque, mais vend ses billets 250$ chacuns.
• Occupation Double et Star Académie font de nouveaux gagnants. Ils tombent dans l'oubli 32 secondes plus tard.
• Une starlette holywoodienne a des troubles avec la justice et malgré qu'elle a roulé sur trois itinérants, tué 2 chiens et le tout sous l'influence de 3 drogues dures, 2 litres d'alcool et 1 litre de sperme dans son estomac. Elle se fera taper légèrement sur les doigts et fera trois heures de travaux communautaires.
• Un couple célèbre se marie après 2 mois de relation et divorcent 3 semaines plus tard.
Technologies:
• Apple, Microsoft, Blackberry, LG, Samsung, Amazon, Motorola, Sony, Android mettent sur le marché un nouveau modèle de ce que vous avez acheté il y a 48 jours. Il n'y aura pas de support technique pour l'ancien modèle et les nouvelles applications ne fonctionnent pas sur l'ancienne technologie.
Sports:
• Les Canadiens perdent.
Météo:
• Fera froid.
Voilà! Pas pire, hein? Vous voyez, on a pas besoin d'une boule de cristal pour savoir à l'avance les manchettes. Juste à garder en tête que plus ça change, plus c'est pareil.
Maintenant, vous êtes libres comme l'air, au moins jusqu'à Noël. Profitez-en!
Manchettes provinciales:
• Pauline Marois se fait montrer la porte par ses membres de partis, ceux du parti jeunesse, quelques personnes dans un restaurant et son propre chien. Elle s'entête quand même à rester
• Jean Charest offusque quelques groupes de plus avec ses commissions d'enquêtes mais ironiquement réussis à faire ce qu'aucun premier ministre n'avait fait avant lui : unir le Québec. Ok, unis par le fait que tout le monde le déteste. Mais c'est quand même un accomplissement.
• Le maire Régis Labeaume place sur la table de nouveaux projets pour la ville de Québec qui font réagir beaucoup de détracteurs. Les projets s'avèrent fonctionner ce qui fait réagir une autre portion de détracteurs.
• La ville de Montréal affiche des photos du maire sur des pintes de lait, n'ayant pas eu de nouvelles de lui depuis bientôt 6 ans.
Manchettes internationales :
• Un groupe de religieux extrêmistes font sauter quelque chose quelque part en réaction à quelque chose de banal.
• Un pays sous l'emprise d'une dictature, mais qui perd son dictateur pour cause d'élections, de décès ou de problèmes automobiles, décide de profiter de ce vent de changement pour se placer dans une pire situation que la précédente.
• Tous les manifestants du 1% se rendent vite compte de quelque chose d'évident: La conviction de sa cause est inversement proportionnelle à la température extérieure. On est pas mal moins convaincu/convaincant à -20.
Arts et spectacles:
• Un artiste qui n'a rien sorti de nouveau en 15 ans part en tournée, parce que ça lui manque, mais vend ses billets 250$ chacuns.
• Occupation Double et Star Académie font de nouveaux gagnants. Ils tombent dans l'oubli 32 secondes plus tard.
• Une starlette holywoodienne a des troubles avec la justice et malgré qu'elle a roulé sur trois itinérants, tué 2 chiens et le tout sous l'influence de 3 drogues dures, 2 litres d'alcool et 1 litre de sperme dans son estomac. Elle se fera taper légèrement sur les doigts et fera trois heures de travaux communautaires.
• Un couple célèbre se marie après 2 mois de relation et divorcent 3 semaines plus tard.
Technologies:
• Apple, Microsoft, Blackberry, LG, Samsung, Amazon, Motorola, Sony, Android mettent sur le marché un nouveau modèle de ce que vous avez acheté il y a 48 jours. Il n'y aura pas de support technique pour l'ancien modèle et les nouvelles applications ne fonctionnent pas sur l'ancienne technologie.
Sports:
• Les Canadiens perdent.
Météo:
• Fera froid.
Voilà! Pas pire, hein? Vous voyez, on a pas besoin d'une boule de cristal pour savoir à l'avance les manchettes. Juste à garder en tête que plus ça change, plus c'est pareil.
Maintenant, vous êtes libres comme l'air, au moins jusqu'à Noël. Profitez-en!
mardi 8 novembre 2011
L'attente...
Tom Petty chantait : The waiting is the hardest part.
Même en avouant une telle évidence, il avait raison.
Aujourd'hui, mon côté consommateur frénétique attend sa copie du coffret Immersion de Wish you were here de Pink Floyd et Paul au parc de Michel Rabagliati.
Les deux items sont très importants pour moi, mais par nécessairement pour les mêmes raisons.

Même en avouant une telle évidence, il avait raison.
Aujourd'hui, mon côté consommateur frénétique attend sa copie du coffret Immersion de Wish you were here de Pink Floyd et Paul au parc de Michel Rabagliati.
Les deux items sont très importants pour moi, mais par nécessairement pour les mêmes raisons.

WYWH (comme les pros l'appellent), c'est l'album de Pink Floyd qui suit Dark Side of the Moon. Comme plusieurs le savent, la majorité des objectifs de succès du groupes avaient été atteints et largements dépassés après la sortir de DSotM. Waters commençait déjà à avoir une certaine lassitude face au monde de la musique commerciale et le thème de l'absence flottait dans sa tête. L'absence, mais dans toutes ses facettes, psychologiques autant que physiques. Pour la chanson Shine on, you crazy diamond, il avait encore la mémoire de voir son ami Syd Barrett, un esprit qui était en constante création, devenir une coquille quasi-catatonique. Il était absent. Welcome to the machine et Have a cigar commentent davantage la grande machine impersonnelle qu'est l'industrie de la musique.
Cet album est aussi le premier de Pink Floyd que j'ai écouté. Je n'ai pas été tenté de commencer par The Wall, ou DSotM comme la majorité des gens. Je n'avais pas été influencé par A Momentary Lapse of reason, un album de 1987 qui montre vraiment trop son âge et sa période aujourd'hui. Non, j'ai commencé par un album qui n'a que 5 pièces, et la 5e, étant la reprise et la suite de la première. Un turn-off flagrant pour un non-initié qui est habitué d'écouter des succès à consommation unique de 3 minutes comme était la norme au début des années 90. J'ai acheté cet album, éteint les lumières, mis mon énorme casque d'écoute, trop gros pour son propre bien, et j'ai commencé l'écoute. La montée, les intros, la claustrophobie, mais aussi la beauté, la coexistence de la production lourde et la simplicité des mélodies. La guitare douce de Gilmour, les mélodies de Wright et les paroles de Waters.
J'en était ému. J'ai adoré et après 3 autres écoutes consécutives, le lendemain, j'allais chercher tout Pink Floyd et mon analyse complète de l'œuvre commençait. C'était la période de ma vie où je sortais du pop 80 et je pouvais maintenant écouter la musique avec un esprit ouvert. Laisser une chance à différents styles et des artistes auxquels je n'aurais même pas donné 10 secondes d'attention quelques mois plus tôt. Ma passion de la musique, aussi vaste qu'elle est maintenant devenue, s'est amorcée avec cet album.
Pour Paul, c'est une nostalgie à laquelle je m'identifie beaucoup. Ses études en graphisme, son contact avec le monde de l'imprimerie, sa passion pour la bd, ses premiers amours, ses aventures de jeunesse. Toute son oeuvre vient vraiment me chercher. Certaines fois, je ne peux pas mettre clairement le doigt sur ce que c'est, mais chaque livre vient me toucher pour des raisons différentes.
J'ai tellement hâte de lire le prochain. Il retourne un peu plus en arrière, dans la jeunesse du personnage et va nous raconter l'histoire de l'amour de la bd du personnage principal.
Je ne veux tellement pas gâcher ma lecture, que même si je suis à côté du bureau qui a reçu le livre en service de presse, je refuse de le toucher. Je refuse aussi d'aller télécharger les premières pages sur le site de l'éditeur. Non, je ne lirai mon Paul que lorsque j'aurai acheter ma copie.
C'est aujourd'hui la date de sortie pour les deux. J'attends avec impatience. La librairie qui est à deux portes à côté n'ont pas encore réceptionné la marchandise. Et le coffret va arriver par la poste.
The waiting is the hardest part
Every day you get one more yard
You take it on faith, you take it to the heart
The waiting is the hardest part
Every day you get one more yard
You take it on faith, you take it to the heart
The waiting is the hardest part
Et l'attente continue...
lundi 7 novembre 2011
Le nouveau look du lundi matin
C'est vraiment encore au stade ébauche.
Je voulais un petit look hivernal amusant.
Mais je ne sais pas si j'aime les textures en arrière-plan.
On verra...
Un texte plus long s'en vient!
Je voulais un petit look hivernal amusant.
Mais je ne sais pas si j'aime les textures en arrière-plan.
On verra...
Un texte plus long s'en vient!
vendredi 4 novembre 2011
La mort du trombone vert
Ça y est.
Ça devait arriver.
Le trombone vert n'est plus.
Après un an d'existence, il est disparu.
Pour le côté surréaliste de la chose, j'aurais trouvé amusant qu'il survive à un autre hiver.
Déjà qu'il avait su résister à tellement de passages du laveur de trottoir.
Prenons quand même une minute pour célébrer sa mémoire.
Pis après, bin on va reprendre nos vie comme si de rien n'était.
Pas rien que ça à faire!
Non mais!
Ça devait arriver.
Le trombone vert n'est plus.
Après un an d'existence, il est disparu.
Pour le côté surréaliste de la chose, j'aurais trouvé amusant qu'il survive à un autre hiver.
Déjà qu'il avait su résister à tellement de passages du laveur de trottoir.
Prenons quand même une minute pour célébrer sa mémoire.
Pis après, bin on va reprendre nos vie comme si de rien n'était.
Pas rien que ça à faire!
Non mais!
mercredi 2 novembre 2011
Wow, il y a du ménage à faire ici...
Quel automne chargé. Le tout s'est terminé la semaine dernière avec un vendredi où, le réveil sonnant à 4h30 du matin, j'ai failli verser une petite larme. C'est con, mais je travaille mieux le matin, alors, je préfère rentrer à 5h-5h30 pour commencer une longue journée que de continuer passer 6h le soir. Et la fin de semaine, ce n'est plus jamais une option. Peu importe les rushs et les contrats, la fin de semaine, c'est sacré. Les clients n'ont qu'à mieux s'organiser, mais je n'ai pas à faire des heures supplémentaires à cause de leur manque de planification. Quand j'en fait, c'est que des deadlines serrés se chevauchent et que je ne voit pas pourquoi un contrat devrait souffrir à cause d'un autre. J'ai encore un semblant d'éthique professionnel. Presque encourageant.
La grande nouveauté du mois: je suis revenu après 3 ans d'absence sur Facebook. Ce qui explique le petit cadre sur le côté de cette page. Je ne sais trop pourquoi, mais hier, j'ai essayé mon vieux password et mon login dans la page d'accueil de Facebook. Genre de petite expérience amusante.
Vous vous souviendrez (probablement pas) de mon adieu court mais touchant à Facebook ici.
Donc, en entrant mes données, la page s'ouvre sans questions demandées. Ma page est telle que je l'ai laissée. Derniers statuts, amis (qui sont restés) et images, photos, liens. Tout y est. Bien sûr, vous comprendrez que j'étais un peu traumatisé. Je suis parfaitement au courant que tout sur le site appartient à Facebook The Corporation et que même si j'avais fermé mon compte en cliquant 42 fois «Oui, je suis sûr», le compte n'était pas du tout fermé. Même que la vie a continué sans moi.
J'avais un feeling de sortir d'un genre de coma. Les années ont passé, je connais tout le monde, il y a un sentiment de familiarité mais tout a quand même changé.
Partis sont les multitudes de jeux stupides avec des vampires, des loup-garous, des autos et des pirates qui prenaient trop de place et de temps. Une nouvelle interface qui rend l'utilisation pas mal plus simple est en place. On dirait qu'une bonne partie que ce que je détestais est renouvelé ou disparu. La vieille méthode de mettre des statuts constants s'est déplacée vers Twitter. Il y a maintenant une manie agaçante d'aimer tout, les commentaires des autres, nos propres commentaires, tout ce qui est mis en ligne finalement. Quand on «like» ses propres phrases, je crois qu'on est à quelques pouces d'une séance de masturbation effrenée.
Par contre, je continue à croire que c'est un des pires bouffeur de temps et si je prenais la peine de calculer le temps mis sur Facebook par tout le monde qui devraient être en train de travailler, il y a des patrons qui seraient surpris. S'ils n'étaient pas sur Facebook eux-mêmes.
Alors, j'ai décidé de revenir. Si je suis pour exister dans une page qui ne peut être détruite, aussi bien que j'en renouvelle le contenu moi-même.
Damn you Facebook. You win this time.
Donc sinon, depuis tout ce temps, j'ai lu quelques romans. J'ai lu La Ballade de l'impossible de Murakami, et j'attends 1Q84 qui arrive par la poste d'ici 2 ou 3 jours. Je lis présentement Une prière pour Owen de John Irving. Je me suis tapé toute la nouvelle parution de Pink Floyd avec un son exquis. Le 20e anniversaire de Nevermind. La nouvelle relance de chaque titre chez DC Comics, je joue à Uncharted 3 et Arkham City en attendant Skyrim et j'écoute aussi le nouveau Bjork, Lulu de Lou Reed et Metallica, et un ami me fait aussi découvrir le nouveau Justice ainsi qu'un petit groupe instrumental amusant du nom de Red Sparrows.
S'il y a une critique de quelque chose que vous aimeriez lire ici ou un sujet qui vous intéresserait de m'entendre déblatérer, donnez-moi vos suggestions dans les commentaires. Il faut que j'alimente un peu ici et vu que je consomme beaucoup de choses dans une semaine, je ne sais plus lesquelles vous passionneraient le plus.
À plus!
La grande nouveauté du mois: je suis revenu après 3 ans d'absence sur Facebook. Ce qui explique le petit cadre sur le côté de cette page. Je ne sais trop pourquoi, mais hier, j'ai essayé mon vieux password et mon login dans la page d'accueil de Facebook. Genre de petite expérience amusante.
Vous vous souviendrez (probablement pas) de mon adieu court mais touchant à Facebook ici.
Donc, en entrant mes données, la page s'ouvre sans questions demandées. Ma page est telle que je l'ai laissée. Derniers statuts, amis (qui sont restés) et images, photos, liens. Tout y est. Bien sûr, vous comprendrez que j'étais un peu traumatisé. Je suis parfaitement au courant que tout sur le site appartient à Facebook The Corporation et que même si j'avais fermé mon compte en cliquant 42 fois «Oui, je suis sûr», le compte n'était pas du tout fermé. Même que la vie a continué sans moi.
J'avais un feeling de sortir d'un genre de coma. Les années ont passé, je connais tout le monde, il y a un sentiment de familiarité mais tout a quand même changé.
Partis sont les multitudes de jeux stupides avec des vampires, des loup-garous, des autos et des pirates qui prenaient trop de place et de temps. Une nouvelle interface qui rend l'utilisation pas mal plus simple est en place. On dirait qu'une bonne partie que ce que je détestais est renouvelé ou disparu. La vieille méthode de mettre des statuts constants s'est déplacée vers Twitter. Il y a maintenant une manie agaçante d'aimer tout, les commentaires des autres, nos propres commentaires, tout ce qui est mis en ligne finalement. Quand on «like» ses propres phrases, je crois qu'on est à quelques pouces d'une séance de masturbation effrenée.
Par contre, je continue à croire que c'est un des pires bouffeur de temps et si je prenais la peine de calculer le temps mis sur Facebook par tout le monde qui devraient être en train de travailler, il y a des patrons qui seraient surpris. S'ils n'étaient pas sur Facebook eux-mêmes.
Alors, j'ai décidé de revenir. Si je suis pour exister dans une page qui ne peut être détruite, aussi bien que j'en renouvelle le contenu moi-même.
Damn you Facebook. You win this time.
Donc sinon, depuis tout ce temps, j'ai lu quelques romans. J'ai lu La Ballade de l'impossible de Murakami, et j'attends 1Q84 qui arrive par la poste d'ici 2 ou 3 jours. Je lis présentement Une prière pour Owen de John Irving. Je me suis tapé toute la nouvelle parution de Pink Floyd avec un son exquis. Le 20e anniversaire de Nevermind. La nouvelle relance de chaque titre chez DC Comics, je joue à Uncharted 3 et Arkham City en attendant Skyrim et j'écoute aussi le nouveau Bjork, Lulu de Lou Reed et Metallica, et un ami me fait aussi découvrir le nouveau Justice ainsi qu'un petit groupe instrumental amusant du nom de Red Sparrows.
S'il y a une critique de quelque chose que vous aimeriez lire ici ou un sujet qui vous intéresserait de m'entendre déblatérer, donnez-moi vos suggestions dans les commentaires. Il faut que j'alimente un peu ici et vu que je consomme beaucoup de choses dans une semaine, je ne sais plus lesquelles vous passionneraient le plus.
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