The Wrestler

Hé ho! Cette fin de semaine, j'ai terminé Six feet under, mais j'ai aussi eu le temps d'écouter The Wrestler. Un film qui poursuit le retour à l'écran de Mickey Rourke et Marisa Tomei. Tourné comme un documentaire, on suit le personnage de Randy «The Ram», un lutteur professionnel dont les belles années sont maintenant derrière lui. C'est un portrait assez intime d'un lutteur sur le déclin et aussi une fenêtre sur l'état de sa vie (sa carrière, sa solitude, sa santé, sa fille, sa vie). Cassidy (Tomei) est une danseuse elle aussi sur une pente descendante. Vu son âge, elle plaît moins aux clients que d'autres filles plus jeunes et ce type de travail commence à être un poids pour elle. Ne vous en faites pas, ce n'est pas le type d'histoire cliché où deux âmes solitaires se trouvent et vivent une vie heureuse jusqu'à la fin des temps. Le rapport entre ces deux personnes est beaucoup plus réaliste, ils se comprennent.
C'est vraiment difficile à décrire comme histoire, vu que les éléments clés nous apparaissent au milieu du style documentaire. Rien n'est dramatisé, on a l'impression de regarder le Canal D. Ces deux acteurs vivent littéralement leurs personnages, c'est presque effrayant. Bien sûr, Tomei n'a jamais été danseuse de sa vie, mais des parallèles avec sa carrière peuvent être tirés. Rourke est plus flagrant encore. On dirait qu'il joue son propre rôle (d'une certaine façon). C'est crédible du début à la fin, c'est quelque chose de regarder un film et d'oublier qu'on regarde des acteurs. Peu de films réussissent cet exploit.
Alors, un autre excellent film. Nous avons accès à une excellente saison de films cette année. Je pense que les cinéphiles sont de plus en plus ouverts à ce genre de film, qui sort des canaux commerciaux traditionnels, des «pop-corn flicks». Vive les films intelligents et les acteurs qui sont assez passionnés pour prendre le risque de les faire. Tout le monde en sort gagnant.