Qu'est-ce qu'une librairie?
J'ai beaucoup d'amis et de connaissances dans le domaine du livre. Et bonne partie travaillent en librairie, toutes catégories confondues: Universitaires, indépendantes, grandes surfaces, spécialisées. Alors, j'ai un portrait de la situation assez complet. Je comprends que ce n'est pas un métier facile et que la situation très précaire du monde du livre n'aide en rien. Ce qui oblige les librairies à devoir être de plus en plus rentables face à la venue des grands et de la vente en ligne, comme Amazon.
Mon problème que j'ai sur le sujet, c'est que je trouve que cette obligation de faire des profits pour survivre enlève lentement mais sûrement l'âme aux librairies. Les trouvailles, les chose qu'on ne trouverait nulle part ailleurs et surtout, les conseils de notre libraire favori sont tous menacés. Alors, la librairie de quartier ou la librairie indépendante disparaît pour se transformer en version plus petite d'un supermarché du livre, offrant seulement des titres à succès et des ventes pour survivre.
Au fil du temps, je vois les fonds diminuer. On ne veut pas prendre de chances et acheter les livres plus pointilleux, les mettre sur les tablettes et rester pris avec après les mois d'office. Ou encore, on retourne les livres avant ce délai, laissant derrière une minuscule fenêtre aux livres d'être découverts.
Phénomère spécial, la vente à pression fait son arrivée. On demande au libraire d'augmenter la vente. Quand un client achète un livre, ce serait bien qu'il en achète un deuxième. On empêche un peu le libraire d'écouter, de conseiller et de comprendre ce que veut le client. Dans le cas où un lecteur se découvre une affinité littéraire avec son libraire et apprécie les conseils et les sélections proposées par celui-ci, il va revenir par lui-même. Une fidélité est garantie. Personne n'aime l'obligation d'achat et un consommateur, c'est pas si con que ça. Il est capable de reconnaître une vente forcée assez instantanément. Quel turn-off! Alors, la certitude d'un acheteur fidèle pour les années à venir est jetée par la fenêtre pour avoir dans l'immédiat un 22,95$ de plus? Wow, on voit vraiment les priorités.
Ça bouge énormément dans le monde du livre, l'arrivée des livres numériques, les maisons d'édition qui vont mal, font faillite ou changent leur ligne éditoriale, le marché québécois limité. Tous ces facteurs font planer un gros nuage de doute pour les années à venir et rendent très instable une situation qui était déjà en équilibre précaire depuis des années.
Mais malgré tout cela, il ne faut pas perdre de vue la vocation première d'une librairie.
Celle de partager la passion du livre et de faire découvrir.
Je ne veux pas paraître comme un défaitiste. Je sais que beaucoup de petites librairies vont préférer fermer avant de commencer à mal servir les clients, et qu'une tonne de libraires passionnés n'attendent que de partager leur savoir avec vous. Je n'avance pas que la situation est généralisée, juste un mode de survie qui apparaît.
Je ne sais pas quelle forme doit adopter la librairie pour survivre en 2011.
Tout ce que je sais, c'est que dans le changement, il ne faut pas perdre son identité.
Mon problème que j'ai sur le sujet, c'est que je trouve que cette obligation de faire des profits pour survivre enlève lentement mais sûrement l'âme aux librairies. Les trouvailles, les chose qu'on ne trouverait nulle part ailleurs et surtout, les conseils de notre libraire favori sont tous menacés. Alors, la librairie de quartier ou la librairie indépendante disparaît pour se transformer en version plus petite d'un supermarché du livre, offrant seulement des titres à succès et des ventes pour survivre.
Au fil du temps, je vois les fonds diminuer. On ne veut pas prendre de chances et acheter les livres plus pointilleux, les mettre sur les tablettes et rester pris avec après les mois d'office. Ou encore, on retourne les livres avant ce délai, laissant derrière une minuscule fenêtre aux livres d'être découverts.
Phénomère spécial, la vente à pression fait son arrivée. On demande au libraire d'augmenter la vente. Quand un client achète un livre, ce serait bien qu'il en achète un deuxième. On empêche un peu le libraire d'écouter, de conseiller et de comprendre ce que veut le client. Dans le cas où un lecteur se découvre une affinité littéraire avec son libraire et apprécie les conseils et les sélections proposées par celui-ci, il va revenir par lui-même. Une fidélité est garantie. Personne n'aime l'obligation d'achat et un consommateur, c'est pas si con que ça. Il est capable de reconnaître une vente forcée assez instantanément. Quel turn-off! Alors, la certitude d'un acheteur fidèle pour les années à venir est jetée par la fenêtre pour avoir dans l'immédiat un 22,95$ de plus? Wow, on voit vraiment les priorités.
Ça bouge énormément dans le monde du livre, l'arrivée des livres numériques, les maisons d'édition qui vont mal, font faillite ou changent leur ligne éditoriale, le marché québécois limité. Tous ces facteurs font planer un gros nuage de doute pour les années à venir et rendent très instable une situation qui était déjà en équilibre précaire depuis des années.
Mais malgré tout cela, il ne faut pas perdre de vue la vocation première d'une librairie.
Celle de partager la passion du livre et de faire découvrir.
Je ne veux pas paraître comme un défaitiste. Je sais que beaucoup de petites librairies vont préférer fermer avant de commencer à mal servir les clients, et qu'une tonne de libraires passionnés n'attendent que de partager leur savoir avec vous. Je n'avance pas que la situation est généralisée, juste un mode de survie qui apparaît.
Je ne sais pas quelle forme doit adopter la librairie pour survivre en 2011.
Tout ce que je sais, c'est que dans le changement, il ne faut pas perdre son identité.