Les grandes questions existentielles du vendredi matin...

Il y a une période où on se pose des questions.
Ça m'est venu en tête dans l'autobus.
Qui, je crois, est l'endroit où l'on se sent le plus contemplatif au monde.
Entouré de gens à demi-réveillés, qui fixent l'horizon en se laissant guider par un chauffeur qui écoute du talk-radio populaire.

J'ai commencé à penser à des choses.

Je me suis demandé quelle trace je laissais dans le monde.

Pas nécessairement par accomplissement au travail, juste en général.

Qui pense à moi? Est-ce que j'ai une petite place dans la tête ou dans le coeur de quelqu'un?

Wow, je suis heavy ce matin, hein? (non, non, ne vous en faites pas, je vais très bien. Le moral est super.)

Est-ce que j'ai touché quelqu'un. (pas dans le sens de poké sur Facebook, là. Suivez un brin.)


Mes amis, ceux que j'ai près de moi, ceux que j'ai perdu de vue.
Mes parents, ma famille.

Mes ex, elles, est-ce qu'elles pensent encore à moi, ou est-ce que je suis une partie de leur vie à oublier.
Est-ce que j'apparaît dans une anecdote parfois. Une histoire, un bon coup.

Est-ce que je suis un figurant dans la vie, ou est-ce que j'ai une place spéciale.

Et en regardant les gens regarder l'air et ses particules flottantes, leurs yeux ne regardant rien en particulier dans l'autobus, je me demandais aussi si eux parfois se posaient les mêmes questions que moi en attendant leur arrêt.

Je me demande aussi à quoi pensent ces gens, à mes côtés. Ces gens avec qui la notion de bulle personnelle est presque abolie. Quand tu roules plus que 10 minutes dans un autobus bondé avec chaleur et humidex en sus, ton espace perso, t'y penses plus vraiment.

Quelles sont leurs préoccupations? Est-ce qu'ils pensent aux mêmes choses que moi?

Cette dame qui lit Mange, Prie, Aime pour la 14e fois.
Cet ado qui écoute son pop beaucoup trop fort pour s'isoler.
Cet homme qui dort presque, la tête sur la fenêtre.
Cette fille qui a passé beaucoup de temps sur sa coiffure.
Cette dame qui porte encore du parfum à odeur de poudre à bébé.

Ça ne se peut pas que tout le monde a la tête en mode économie d'énergie. Quelqu'un doit bien pensé à des choses plus sérieuses que ce qu'ils vont manger ce midi.

Peut-être que non.

L'autobus, lieu d'un songe de matin d'été où je me questionne sur le grand schéma des choses.

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