Messages

Politicailleries inutiles

C'est rare que je parle de politique. Même que je suis d'avis que les gens qui feraient les meilleurs politiciens sont assez intelligents pour ne pas toucher à la politique. Seulement, en fin de semaine, j'ai noté à quel point la politique est plus arrangée que la lutte. Je le savais déjà, mais on dirait que c'est devenu encore plus flagrant. Ça n'a jamais été subtil, mais là. Prenons d'abord l'exemple des publicité achetées par le parti Conservateur qui plante royalement Ignatieff, en prenant une tonne d'extraits dont on ignore totalement le contexte qui le montre comme un américain qui déteste le Canada et qui est revenu pour ses propres raisons personnelles. Ça fait presque trois mois qu'elles passent à la télé. Trois mois. Le matin qu'on annonce qu'on part en élections, la député libérale de Charlesbourg a déjà posé une tonne d'affiches à chaque trois poteaux partout. À quel point c'est un téléroman mal écrit. Si on tient compte q...

Qu'est-ce qu'une librairie?

J'ai beaucoup d'amis et de connaissances dans le domaine du livre. Et bonne partie travaillent en librairie, toutes catégories confondues: Universitaires, indépendantes, grandes surfaces, spécialisées. Alors, j'ai un portrait de la situation assez complet. Je comprends que ce n'est pas un métier facile et que la situation très précaire du monde du livre n'aide en rien. Ce qui oblige les librairies à devoir être de plus en plus rentables face à la venue des grands et de la vente en ligne, comme Amazon. Mon problème que j'ai sur le sujet, c'est que je trouve que cette obligation de faire des profits pour survivre enlève lentement mais sûrement l'âme aux librairies. Les trouvailles, les chose qu'on ne trouverait nulle part ailleurs et surtout, les conseils de notre libraire favori sont tous menacés. Alors, la librairie de quartier ou la librairie indépendante disparaît pour se transformer en version plus petite d'un supermarché du livre, offrant seu...

La surutilisation du «smiley face»

Je ne sais pas pour vous, mais je commence à être vraiment agacé par l'utilisation des émoticons aux bout des phrases. Le petit bonhomme sourire, le bonhomme qui tire la langue, le bonhomme qui rit aux larmes. Plus capable. Le problème, c'est que l'utilisation des-dits symboles, souvent dessinés avec des symboles typographiques, permet maintenant de rendre un sujet difficile ou atroce beaucoup plus léger. « J'ai couché avec le corps encore chaud de ta mère, décédée de mes mains poilues et c'était même pas bon! :-p » « Suite à l'évaluation de ton travail, la compagnie a décidé de te laisser partir et tu n'auras aucune référence non plus, on a une réputation à maintenir. :) » Est-ce juste moi, ou ce n'est pas approprié? On ne devrait jamais voir le terme «désolé» suivi d'un happy face. Je sais qu'on essaie de rendre ça cute pour que l'éponge se passe plus vite, mais non, ça ne fonctionne pas. « J'ai gentiment entortillé ta voiture autour d...

Les joies du sommeil en autobus

Non, ce n'est pas moi qui dort dans l'autobus. Hier matin, il y avait un monsieur, peut-être quarantaine avancée, qui dormait d'une sommeil bien profond ce matin. Je n'ai strictement rien contre ça, même que je ne comprends pas ceux qui peuvent dormir dans un espace aussi restreint, cahoteux et public comme ça, mais bon... Le monsieur en question pétait en dormant. Je ne transformerai pas ce blogue en endroit scatologique, mais bon dieu, l'hiver dans l'autobus, les fenêtres sont fermées. Je suis trop jeune pour mourir d'une attaque chimique. Et l'hypocrisie polie des passagers (moi inclus) qui font comme si on entendait rien et qu'on ne respirait pas par la bouche. Ce qui m'a fait peur par contre, c'est que si c'est ce qu'on devient quand on vieillit, qu'on pète sans discrimination, sans gène, sans problèmes et sans contrôle, je n'ai pas du tout hâte! Heureusement que mon trajet d'autobus est court et que je n'étais pa...

2011, une version nouvelle et améliorée de 2010?

Bonne année, bande de joyeux lecteurs! Oui, encore une autre année qui commence. Je sais qu'elle a commencé il y a quelques jours, mais, déjà, on a droit à notre part d'âneries. Le mystère entourant les carouges à épaulettes, grêle? Feux d'artifices? Signe clair de la fin du monde? Quand tu te nommes journaliste sérieux et avec une certaine dose de jugement et que tu prends la peine de parler à des fanatiques religieux sur leur opinion sur comment 5000 (ou 2000 selon les sources) oiseaux se retrouvent sur le pavé, ça me fait aucune peine de te dire que ta crédibilité baisse d'une quantité considérable. Êtes-vous aussi fatigués que moi d'entendre qui sera le premier bébé de l'année? La course le 1er au matin pour savoir si un hôpital dans la province à réussi à pousser un rejeton aux douze coups de minuit. Ça ne m'a jamais intéressé et j'imagine que le public cible, soit vit dans un hospice et ne reconnaît plus ses enfants, soit lit l'Almanach du peup...

Wow, le temps passe trop vite!

Ok, j'ai vraiment un air honteux. Si vous pouviez voir mon visage en ce moment, vous verriez quelqu'un de sincèrement gêné. Je vous promets d'être plus assidu et je ne le suis pas du tout. Mais, (attention, il y a un mais) je ne vous abandonne pas. Je reviens pour vous donner un long résumé de ce qui m'a tenu occupé lors du dernier mois. Ça peut même servir de liste pour des cadeaux de Noël. Voyez comme je suis pratique aujourd'hui! Prenez une pause-pipi, ça pourrait être long... Allez-y, je vais vous attendre. Je ne suis pas pressé. Lectures J'ai lu l'autobiographie du chanteur de Eels, Mark Oliver Everett ou E pour les intimes. Intitulé Things the GrandchildrenShould Know . Je savais qu'il n'avait pas eu une vie facile, mais à ce point. Disons que je comprends beaucoup mieux ce qui se cache derrière les paroles et la mélancolie de ses chansons. J'ai aussi lu (et relu par amusement) Stuff White People Like. Vous pouvez aller voir le blogue ici. ...

Le code non-verbal avec les chauffeurs d'autobus de la non-embarcation (tm)

Quand on prend l'autobus, on développe un système de codes non-verbaux pour communiquer avec les chauffeurs. Je suis sûr que plusieurs d'entre-vous le font sans même s'en rendre compte. C'est pratiquement un réflexe. Mais parfois, certains chauffeurs ne sont pas au courant. Ce matin, j'attendais mon autobus. Comme je suis sur une artère qui contient deux parcours qui coexistent ensemble, je croise continuellement les bus que je n'ai pas à prendre. Quand dite bus inutile pour moi arrive, le code est que je me recule de plusieurs pieds de l'accotement et je fais un signe «veuillez continuer votre route» au chauffeur. Il n'a pas besoin de ralentir ou d'arrêter inutilement (sauf si un passager doit débarquer) et moi je continue mon attente pour mon autobus qui semble légèrement en retard. Donc, ce matin, je fais la petite routine simple et l'autobus s'arrête quand même. Personne n'en débarque. Je suis officiellement à 10 pieds de la porte et ...