Luigi

Quand j'étais plus jeune, et que mes amis jouaient au NES à Mario Bros., je voulais toujours être Luigi.
Le pauvre diable, il est constamment dans l'ombre de son frère, mais il est à une couleur de salopette près, une copie conforme de lui.
Ce genre de malchance, d'être relégué au banc des joueurs, m'a donné une sympathie envers les personnages incompris.
Sentiment que j'ai toujours aujourd'hui. Pourquoi aller vers le grand nom que tout le monde prend, pourquoi ne pas essayer celui qu'on ignore toujours. Lui donner une chance.
Dans Mario Bros. 2, les personnages avaient chacun des talents particuliers. Ce pauvre Luigi s'est fait donner le talent de battre ses petites pattes au vent comme une moumoune pis de sauter lentement dans un arc presqu'incontrôlable. Une fois de plus, c'est avec lui que je préférais jouer.
Arrive Mario 3, un chef d'oeuvre du jeu sur console. Luigi est revenu à son rôle de second. Il a perdu encore son identité et est maintenant identique une fois de plus à Mario.
Et ça continue pour les autres jeux. Super Mario World, Mario sur Gameboy, The New Super Mario Bros. sur DS, Mario 64 (Sauf la version DS où il s'est fait broché une petite différence gratuite), etc...
Même rendu à Mario Galaxy sur Wii, il n'est que figurant, vu que le jeu est pour un joueur seulement.
Nintendo l'a déjà placé en vedette de son propre jeu, Luigi's Mansion, jeu qui faisait partie de la gamme de lancement sur la Gamecube. Too little too late. Le jeu est tout sauf mémorable. Je me sens mal pour lui. Pourquoi créer un personnage pour être un loser involontaire?
Encouragez-le. Faites de lui votre premier choix lors de votre prochaine partie.
Give Luigi a chance!