Premier matin dans mon nouveau chez-moi

Ahhhhhhhh!

Il n'y a pas de mots pour décrire la joie d'enfin être à la bonne place.
De toute façon, je ne vous apprends rien. Vous avez déjà déménagé. Vous savez ce que c'est.
On est un peu anxieux, on voudrait que tout se passe bien. On emballe nos trucs, débranche les choses, on reste surpris par la quantité de minous de poussière qu'il y a en-dessous de nos meubles même si on passe la balayeuse chaque semaine...

Alors, je suis maintenant fonctionnel. Et mon téléphone est le prochain ce matin à être branché. Alors, joie!

Ça me rappelle une anecdote savoureuse.
J'ai un lecteur qui va se reconnaître...

Il y a plusieurs années, mon cousin déménageait d'un appartement sur la rue Molson à Montréal (un genre de petit appart temporaire dont il était bien heureux de quitter) vers un bel appart dans un immeuble à condo sur la rue St-Hubert, quasiment en face du Oscar et d'une shoppe à bagels qui emplis vos narines chaque matin.

La veille du déménagement, le dodo était compliqué pour plusieurs facteurs, l'humidité relative, la hâte et un enfant qui criait au meurtre à 3h du matin. C'était presque freakant.

Le lendemain matin, la folle équipage prenait la route. Il y avait mon cousin, son frère, moi et un de nos oncle qui habite pas trop loin de la région métropolitaine. Et en plus, il nous fournissait une fourgonnette pour le déménagement. J'ai réalisé que ça nous sauvait beaucoup de trouble, parce qu'étant un 1er juillet sur l'île, trouver un camion relevait du miracle.

Alors on vide l'appart de la rue Molson et on décolle. Premier hic, les anciens locataires, un couple semi-branché est encore là. En fait, seule la femme y est. Le mari est absent pour le moment et les déménageurs commandés manquent toujours à l'appel.
Alors, il ne nous reste plus aucun choix que de commencer à faire entrer le stock de mon cousin et de le stocker dans une pièce libre. Qui est chose pas si simple, vu que tout est encore là.

On finit par tout rentrer et rien n'est encore sorti chez les anciens. L'atmosphère est un peu tendue. Le mari se pointe enfin, et on se rend compte qu'il n'a pas le profil d'un gars qui a beaucoup de tact. Il est maintenant environ 19h. Le soleil commence à légèrement baisser. Nous, on a commencé vers 10h le matin. Vous comprenez maintenant pourquoi tout le monde est fatigué. Et en plus, mon oncle est en train de cruiser la femme de l'autre. innocemment, mais quand même. En plus de faire des blagues un tantinet déplacées en situation de crise.

Arrivent enfin les déménageurs. Eux, de leur côté ont commencé la journée vers 6h le matin n'ont pas arrêté depuis. Ils en sont rendus à leur Xe déménagement de la journée et ce n'est pas fini. Le mari de l'autre, à la place d'être compréhensif que le retard est probablement dû à l'accumulation de pépins en cours de route, commence vraiment à les harceler. Il chiâle sur le retard, commente sur leur méthode de travail. etc...

Au moment précis où les gars viennent de «strapper» le frigidaire et s'apprêtent à le descendre, le gars décide qu'il va commenter sur la sobriété du chef des déménageurs, et je cite :« Pas pour rien qu'ils sont en retard, y sent la robine, y'a dû aller de saoûler avec sa gang dans un bar avant d'arriver icitte!».

Mauvais choix de mots.

Il se trouve que le déménageur en chef est un ex-alcoolique et qu'il n'a pas touché une goutte d'alcool depuis des lunes. Il n'a pas vraiment apprécier le commentaire et décide de tout laissé là et de partir. Ils ont le gros bout du bâton et une journée dans le corps. Alors, le fridge reste en haut des marches et ils partent comme ils sont venus.

Capitaine grande yeule reste bouche bée et se met à fumer en dedans. L'orgueil l'empêche de se rendre compte que tout est de sa faute. Mon oncle, maintenant passé maître de l'art de mettre de l'huile sur le feu, continue à blaguer et à narguer le gars. Mes cousins et moi, il n'y a pas de mots pour décrire le découragement. On avait hâte qu'ils sacrent leur camp. Là, on est pris avec eux et on commence à craindre que ça va être pour la nuit.

Finalement, autour de 23 heures, le gars réussit à faire venir un cube et quitte enfin les lieux.
C'était une des journées les plus longues que j'ai connu.

À chaque fois que je déménage ou que j'aide quelqu'un à déménager, je me souviens de cette fois-là.
Alors même si mon déménagement s'est étiré sur 1 mois et demi, ça n'a pas été si pire que ça!

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