Fonctionnaires
Je ne sais pas pourquoi, mais on dirait que le terme fonctionnaire attise plus de débats passionnés que je ne l'aurait cru. Encore ce matin, dans l'abribus, il y avait deux dames qui en discutaient.
Je ris beaucoup de la fonction publique, comme quoi si on veut un travail qui nous tue l'esprit et nous transforme en drône capable d'accomplir une tâche ordinaire sans aucun souci d'efficacité ou de deadline mais qui a un salaire garanti et qui va vivre aux crochets de l'état jusqu'à sa mort et celle des trois générations suivante, bienvenue dans la fonction publique!
Mais je rigole!
J'ai des bons amis qui sont dans la fonction publique, des amis qui aspirent à y aller.
On veut tous de la sécurité dans notre vie, hein? Je ris bien, mais avec ma condition de travailleur autonome, je vais probablement travailler jusqu'à l'âge de 85 ans. Mais au moins, avec un large sourire...
Je pense que le débât est alimenté des deux points de vues suivants:
On trouve qu'il y a trop de fonctionnaires et qu'ils embourbent la machine
ou
Essayer après d'avoir accès à des services adéquats s'il n'y a plus personne pour vous les rendre.
Visiblement, c'est comme un petit couple. Les deux côté essaient de dire quelque chose, l'autre côté ne les comprend pas mais chacun sursimplifie la chose, comme quoi ce serait donc facile à régler comme problème.
Moi, de mon côté, je pense que le problème ne vient pas du nombre, il vient du système.
Le système est si vieux, qu'à la place d'être renouvelé, il a été greffé de membres, d'organes et autres embranchements subsidiaires qui le rendent aussi souple que Tetsuo dans AKIRA après la mutation. Un gros organisme qui menace fort d'imploser parce qu'il est rendu à une étape critique.
Au fil des années, ou plutôt depuis des vingtaines d'années, aussitôt que les projets grandissaient, ou se formaient, on ouvrait de nouveaux postes, de nouvelles tâches, des nouvelles équipes. La hiérarchie interne est devenue monstrueuse. Quand tu dois attendre 2 semaines pour qu'un technicien vienne installer un plug-in sur ton poste pour pouvoir accomplir ton travail, mais que personne ne se plaint que tu ne fais rien pendant ces deux semaines parce que c'est normal, il y a un problème grave! Ou quand tu te fais dire de ralentir la cadence parce que tu fais mal paraître tes collègues qui ne veulent pas aller plus vite, c'est louche longtemps. Je n'invente pas ça, j'ai des amis découragés qui m'ont raconté cela.
C'est un travail de recommencer la structure.
le problème, c'est que ça ne pourra jamais se faire. Comment peut-on arriver un matin, et dire, bon, bin, on ferme boutique pour 2 semaines le temps de faire la restructuration. Personne ne veut perdre son travail, et personne n'est assez stupide pour avouer qu'il ne sert à rien et que son voisin de bureau pourrait amplement intégrer sa charge de travail à la sienne.
Je peux le comprendre, autant que j'aimerais voir une amélioration du système, si ma job était sur le bloc, je ne suis pas sûr que je voudrais que ça change tant que ça.
Encore une fois de plus, le statut quo.
Et le débat va continuer...
Au fait, est-ce qu'elle existe encore, la réingénierie de l'État? Ou est-ce que le projet s'est avéré trop grand et immobilisé face à une involonté de changer... À vérifier...
Je ris beaucoup de la fonction publique, comme quoi si on veut un travail qui nous tue l'esprit et nous transforme en drône capable d'accomplir une tâche ordinaire sans aucun souci d'efficacité ou de deadline mais qui a un salaire garanti et qui va vivre aux crochets de l'état jusqu'à sa mort et celle des trois générations suivante, bienvenue dans la fonction publique!
Mais je rigole!
J'ai des bons amis qui sont dans la fonction publique, des amis qui aspirent à y aller.
On veut tous de la sécurité dans notre vie, hein? Je ris bien, mais avec ma condition de travailleur autonome, je vais probablement travailler jusqu'à l'âge de 85 ans. Mais au moins, avec un large sourire...
Je pense que le débât est alimenté des deux points de vues suivants:
On trouve qu'il y a trop de fonctionnaires et qu'ils embourbent la machine
ou
Essayer après d'avoir accès à des services adéquats s'il n'y a plus personne pour vous les rendre.
Visiblement, c'est comme un petit couple. Les deux côté essaient de dire quelque chose, l'autre côté ne les comprend pas mais chacun sursimplifie la chose, comme quoi ce serait donc facile à régler comme problème.
Moi, de mon côté, je pense que le problème ne vient pas du nombre, il vient du système.
Le système est si vieux, qu'à la place d'être renouvelé, il a été greffé de membres, d'organes et autres embranchements subsidiaires qui le rendent aussi souple que Tetsuo dans AKIRA après la mutation. Un gros organisme qui menace fort d'imploser parce qu'il est rendu à une étape critique.
Au fil des années, ou plutôt depuis des vingtaines d'années, aussitôt que les projets grandissaient, ou se formaient, on ouvrait de nouveaux postes, de nouvelles tâches, des nouvelles équipes. La hiérarchie interne est devenue monstrueuse. Quand tu dois attendre 2 semaines pour qu'un technicien vienne installer un plug-in sur ton poste pour pouvoir accomplir ton travail, mais que personne ne se plaint que tu ne fais rien pendant ces deux semaines parce que c'est normal, il y a un problème grave! Ou quand tu te fais dire de ralentir la cadence parce que tu fais mal paraître tes collègues qui ne veulent pas aller plus vite, c'est louche longtemps. Je n'invente pas ça, j'ai des amis découragés qui m'ont raconté cela.
C'est un travail de recommencer la structure.
le problème, c'est que ça ne pourra jamais se faire. Comment peut-on arriver un matin, et dire, bon, bin, on ferme boutique pour 2 semaines le temps de faire la restructuration. Personne ne veut perdre son travail, et personne n'est assez stupide pour avouer qu'il ne sert à rien et que son voisin de bureau pourrait amplement intégrer sa charge de travail à la sienne.
Je peux le comprendre, autant que j'aimerais voir une amélioration du système, si ma job était sur le bloc, je ne suis pas sûr que je voudrais que ça change tant que ça.
Encore une fois de plus, le statut quo.
Et le débat va continuer...
Au fait, est-ce qu'elle existe encore, la réingénierie de l'État? Ou est-ce que le projet s'est avéré trop grand et immobilisé face à une involonté de changer... À vérifier...